Emile Dubois/Maladrerie Les habitants vont s’occuper de l’avenir de leur quartier

lundi 1er février 2016

Le conseil de quartier réuni le 27 janvier 2016 a rassemblé 70 habitants et a notamment acté le principe de la convocation d’une rencontre d’habitants qui aura lieu le 2 avril prochain.

Cette initiative est, en effet, apparue nécessaire en raison de l’entrée du quartier dans un processus de longue durée qui peut conduire à des évolutions importantes : les cités Emile Dubois et de la Maladrerie vont en effet être concernées par ce que l’on appelle une opération de renouvellement urbain. Autrement dit par des opérations qui peuvent s’avérer d’envergure, dont on ne connaît pas encore l’importance véritable mais à propos desquelles les habitants doivent se préparer à avoir un point de vue.

La convocation de la rencontre du 2 avril s’inscrit dans la logique d’une démarche entreprise il y a près de quinze années puisque en 2001 et en 2003 avaient déjà été engagées des réflexions sur l’avenir du quartier.

Ces réflexions avaient été provoquées par la vague d’assaut des occupations illégales de logements sociaux qui s’était produite à l’époque. Il avait fallu faire face et un collectif d’habitants avait été créé pour cela qui allait se battre avec acharnement durant des années contre le non-droit qui avait surgi dans le quartier.

Dans cette situation d’urgence s’était posée la question du devenir du quartier. Des projets étaient en cours et une première étude urbaine avait suscité de lourds désaccords dont Pascal Beaudet, alors maire, avait tenu compte et engagé en conséquence une nouvelle réflexion. Mais les financements n’avaient pas suivi (seule la réhabilitation - très controversée - de l’ilot Daquin a été réalisée) et l’affaire s’était enlisée.

Dans ce contexte immobile, la Régie de quartier a cependant été créée et l’action prédatrice de l’OPH sur les terrasses de la Maladrerie a été stoppée. Quelques crédits ont d’autre part permis de réhabiliter une partie des halls de la Maladrerie.

En fin de période a également surgi, sans aucune concertation la désormais fameuse tour installée à l’angle de l’avenue Jean Jaurès et de la rue Danielle Casanova qui préfigure sans doute d’autres évolutions en lien notamment avec les transformations d’échéance assez lointaines annoncées autour du territoire du Fort.

La rencontre du 2 avril prochain va se tenir dans cet héritage du passé et dans le cadre des opérations dites de renouvellement urbain dont le principe est annoncé mais l’importance pour l’heure non précisée. Sous ces incertitudes, la rencontre du 2 avril doit viser à l’élaboration d’un point de vue des habitants qui servira de repère dans les situations qui vont se présenter.

Selon quelle méthode va s’organiser le rendez-vous du 2 avril ? Nous le dirons dans une prochaine expression.

A.N.

2 Messages

  • Je prends connaissance du compte-rendu du dernier conseil de quartier. D’abord une première remarque, j’ai reçu l’invitation le jour même envoyé par la poste le lundi 25 d’une lettre datée de la mi-janvier... cherchons l’erreur.

    J’apprends qu’il y avait du monde 70 personnes, c’est bien. Mais honnêtement quelle diversité dans la composition des habitants, combien issue de la copropriété ou des logements vendus récemmement par l’ancienne majorité municipale et combien des logements HLM, et encore sur la partie HLM sont-ils réellement représentatif de ce qu’est le quartier Maladrerie aujourd’hui. Il serait vivifiant de sortir de l’entre-soi et regarder le quartier tel qu’il est. Il faut se forcer à trouver une manière de faire participer chacune et chacun.

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  • effectivement le quartier émile dubois à bien changé et de faire participer l’ensemble des habitants sur le devenir de ce quartier serait plus juste si en 2001 un collectif à vu le jour pour des occupations illégales il sera surement nécessaire d’en faire un autre pour les marchands de sommeil car rien que sur cinq immeubles il sont six un propriétaire le reste des locataires chez nous deux ont été réglés par une prise d’otage et un réfugié politique en fin de bail il s’est offert un appart à drancy en 36 mois je ne vous parle pas des dégradations et puces de lit
    jusqu’a présent le maire ne répondait pas aux mails de notre sydic qui est confronté dans de nombreuses copros pour nous aider mettant la vie d’autrui en danger car ils ont tous des bouteilles de gaz voir l’incendie de la villette mais espéront maintenant que la mairie nous écoutera

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