Voyage de classes. Rencontre aux "Mots passants" jeudi 21 mai à 18h30 avec Nicolas Jounin

mercredi 20 mai 2015

Nicolas Jounin sociologue qui a enseigné pendant sept ans à l’université Paris-8 Saint-Denis et vit à Aubervilliers a lancé ses étudiants en sociologie dans une enquête qui a duré trois ans.

Une demi-heure de métro sépare les quartiers parmi les plus pauvres de France de ses zones les plus riches.

Partis de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une centaine d’étudiants a enquêté
sur trois quartier bourgeois du VIIIème arrondissement de la capitale.
Pour s’initier à la démarche sociologique, ils ont dû se familiariser avec un monde nouveau et étrange, dont les indigènes présentent des coutumes et préoccupations insolites.

Des premières incursions anonymes et timides jusqu’aux face-à-face sans échappatoire,
ce livre raconte de manière crue et joyeuse les batailles livrées pour mieux connaître un monde social dominant.

L’enjeu : renverser l’habitude qui veut que ce soit "ceux d’en haut" qui inspectent l’existence de "ceux d’en bas".

"Avec la fondation des sciences sociaes au XIX ème siècle, ce sont les bourgeois qui étudient les prolétaires,
des colonisateurs qui étudient les colonisés, des hommes qui étudient des femmes... donc des dominants qui étudient des dominés.
Là, l’idée était de renverser le sens habituel de l’observation : on vient de Saint-Denis, étudiants issus des couches populaires,
et on va aller étudier les quartiers bourgeois du VIIIème."
Nicolas Jounin.

Librairie Les Mots Passants
2, rue du Moutier
93300 Aubervilliers

2 Messages

  • Un triste mais bien réel voyage de classes que l’on retrouve aussi quant-on voyage à travers la politique socialiste actuelle qui conforte les riches et multiplie les pauvres. Les exemples ne manquent pas... En guise de « dialogue social » le projet de loi Rebsamen réduit les CHSCT et à tenté de supprimer les obligations des entreprises de comparer les salaires femmes-hommes.

    Il veut aussi supprimer 22 000 postes et 3 milliards dans les hôpitaux. A la SNCF, ça serait 17 000 postes en moins et la diminution du nombre de trains en circulation sur certaines lignes. Après Mittal, et Petroplus…Vallourec et d’autres industries de pointe, se ferment à cause du laisser-faire libéral qui règne au ministère de l’économie.

    Emmanuel Macron se félicite au nom du gouvernement de la « retraite chapeau » de 300 000 euros du PDG de PSA Philippe Varin, tandis que les petites retraites, sont gelées. Michel Sapin appelle au blocage des salaires « trop élevés » selon lui et propose de prendre l’argent nécessaire aux armées sur les hôpitaux et les logements, resserre toujours plus les boulons budgétaires.

    Pourtant on le vérifie chaque jour : quand le déficit baisse de 5,3 à 4 %, la dette augmente de 86 à 97 % du Pib. L’austérité étouffe l’économie et aboutit au résultat inverse à celui qui est visé.

    Alors ! On fait quoi ...on continue le voyage ?

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  • Voyage de classes dans un monde ou les inégalités se creusent Le 23 mai 2015 à 11:05, par Cauchemardesque

    Selon le rapport de l’OCDE qui vient de paraître, les inégalités entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi grand. La France est le troisième État où elles ont le plus progressé entre 2007 et 2011. Pour ce qui concerne les inégalités de revenus, la France est au cinquième rang des pays où elles ont le plus progressé. Cette précarité qui s’accentue ne semble pas particulièrement émouvoir ceux qui nous gouvernent aujourd’hui.

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