Hommage aux fusillés de Châteaubriant

jeudi 23 octobre 2008

Ce mercredi 22 octobre 2008, Aubervilliers a commémoré le fusillade des 27 otages de Châteaubriant.

Odette Nilès, présidente de l’amicale de Chateaubriant, et ancienne internée, était présente. Dans une allocution lourde d’émotion, elle a rappelé les conditions d’internement, ce que fut l’atroce sélection des otages et l’engagement des communistes dans la Résistance. Elle a souligné son attachement à Aubervilliers (où elle à travaillé trente cinq ans) et a tenu à rappeler la mémoires du docteur Antoine Pesqué (l’un des vingt-sept fusillés), de Raoul Grosset, Adrien Agnès,.

Les communistes d’Aubervilliers assistaient très nombreux à la cérémonie marquant ainsi leur volonté de continuer le combat.

Au nom du Parti et du groupe communiste et citoyen « Tous ensemble pour Aubervilliers » Pascal Beaudet et Fabien Narritsens ont déposé une gerbe au pied de la stèle du hall de la Mairie.
Très émue, l’assistance a entendu une lecture de la dernière lettre de Guy Mocquet,le Chant des Partisans et la Marseillaise.

5 Messages

  • Hommage aux fusillés de Châteaubriant Le 28 octobre 2008 à 15:28, par B. Hocine

    Un hommage aux fusillés de Chateaubriant, un car mis à la disposition des Albertivillariens pour se rendre dans la clairière, une semaine de débats pour honorer les victimes du 17 octobre 1961, un autre hommage très offensif, il y a quelques mois pour dénoncer la boucherie de Sétif...
    Heureusement que la municipalité est restée communiste.
    On imagine facilement ce qu’il serait advenu de tout ça si les socialistes avaient réussi à prendre la mairie

  • Hommage aux fusillés de Châteaubriant Le 28 octobre 2008 à 16:54, par Ben H (ur)

    Vous avez raison, on se demande bien ce qui a changé depuis mars à la mairie. Mais en 2014, attention aux socialistes. Ils seraient capables de prendre la ville en faisant croire que ce sont les communistes, avec qui ils ont participé à la gestion municipale depuis 1965, qui sont à la mairie.

  • Hommage aux fusillés de Châteaubriant Le 28 octobre 2008 à 23:19, par US go home

    Comme quoi le PS peut avoir aussi de bonnes initiatives...ceci en réponse à B.Hocine : je suppose que l’auteur rend ainsi hommage à Belaïd Hocine, ouvrier de la municipalité d’aubervilliers, tué en juin 1952 lors de la manifestation organisée à Paris contre la visite du Général américain Ridgway. Je crois savoir que J. Ralite était présent et a été témoin de la mort de Belaïd Hocine.

  • Façade et arrières-pensées Le 29 octobre 2008 à 10:57, par André Narritsens

    Nota préalable : si B. Hocine fait référence à Hocine Belaïd, autant ne pas prendre le prénom pour le nom.

    Je tiens d’abord à dire que je ne me plains pas du maintien des initiatives commémoratives de tradition à Aubervilliers. Après tout, c’est reconnaître que tout n’a pas commencé il y a peu.

    Ceci dit, je note même une certaine frénésie à occuper les marques d’histoire que porte la ville en les altérant un peu tout de même, comme s’il s’agissait de faire dériver les choses.

    Cela a été à plusieurs reprises le cas dans les interventions de Jacques Salvator :
    - ainsi lors de la journée de la déportation où il ne fut question que de la déportation des juifs ;

    - ainsi lors de l’anniversaire de la Libération à l’occasion duquel l’action du groupe Manigart (qui fut un groupe de résistance actif mais tardif) fut particulièrement célébrée et produit un film vidéo (disponible sur le site de la ville) qui est d’une extrème confusion historique (aucune périodisation n’existe) et, en ce sens, un enfumage complet de la période ;

    - ainsi à propos des massacres dits de Sétif où l’on souligna que Charles Tillon était, à ce moment, ministre de l’aviation ;

    - ainsi lorsqu’on efface de la mémoire d’Aimé Césaire son engagement communiste (heureusement Jack Ralite sauva, à ce propos, l’honneur lors de l’inauguration du square) ;

    - ainsi lors de l’hallucinante affaire des "socialistes indépendants" (voir sur le site l’expression à ce sujet).

    S’agissant du 17 octobre 1961, outre le fait que j’avais cru comprendre qu’il s’agissait d’une initiative principalement associative, je regrette que l’angle de la semaine soit resté général car des choses auraient pu être explorées sur ce qui se passa à (où à partir d’)Aubervilliers.

    Un mot sur Châteaubriant maintenant : l’initiative du déplacement fut rapide, d’évidence improvisée, délibérément oublieuse de toute concertation.

    Odette Nilès descendue de tribune fut abordée par quelques jeunes au motif qu’"un monsieur" voulait lui parler. C’est à ce moment que J. Salvator se présenta. On fit des photos et Odette Nilès accepta de venir à Aubervilliers pour l’hommage traditionnel.

    Sa visite, très émouvante, fut un modèle de courtoisie et de fidélité au Parti communiste ( J. Salvator, sans doute à la recherche d’une tonalité, s’était informé à ce propos).

    Odette Nilès ne laissa pas, ce soir là, manipuler son image.

    Voilà ces quelques réflexions qui reposent sur une observation attentive de ce qui se joue au travers d’un certain usage de l’histoire.

    S’agissant d’Hocine Belaïd (mais aussi de Suzanne Martorel) le temps est sans doute venu de les honorer vraiment en donnant leur nom à deux lieux importants de la ville. Et, pour commencer, ne pas les oublier, en fleurissant leurs sépultures le 1er novembre prochain.

  • C’est bien mais il faut continuer Le 3 novembre 2008 à 14:37, par André Narritsens

    Le 1er novembre les sépultures de Suzanne Martorel et d’Hocine Bélaïd ont été fleuries par la municipalité.

    J’en suis très heureux : notre mémoire ne s’interrompt donc pas.

    Il faut la renforcer encore en donnant les noms de Suzanne et Hocine à deux lieux importants d’Aubervilliers.