Communiqué du Maire du 1er juillet 2014

L’Usine de films amateurs de Michel Gondry : un projet innovant qui n’a pas trouvé ses financements.

mercredi 2 juillet 2014

Jeudi 25 juin, le conseil municipal de la Ville d’Aubervilliers a adopté le compte
administratif 2013 et le budget supplémentaire 2014. C’est à cette occasion qu’a
été évoquée l’Usine de films amateurs de Michel Gondry pour constater
qu’aucune somme n’avait été affectée ces dernières années par l’ancienne équipe
municipale.

Au printemps 2011, des contacts avaient été noués entre la Ville d’Aubervilliers
et la Région Ile-de-France autour de ce dossier. La Ville, par la voix du
précédent Maire, avait annoncé à l’occasion du Festival de Cannes 2011 sa
volonté d’accueillir cet équipement à l’automne 2012.

Le budget de l’opération d’investissement s’élève à 2,7M€, avec une absence
d’engagement financier des partenaires publics mobilisés depuis 2 ans, à
l’exception de la Région et de la Ville d’Aubervilliers. Pour cette dernière, il
n’est pas possible de porter, avec la Région, une telle enveloppe financière. Il en
va de même du budget de fonctionnement, nécessaire au déploiement dans de
bonnes conditions du projet de Michel Gondry.

Le Maire Pascal Beaudet reprend un projet, dont il connaît la pertinence
culturelle et sociale, mais assume ses responsabilités au regard des équilibres
budgétaires de la Ville et des impasses de financement d’une telle opération. Il
doit rencontrer Michel Gondry à la mi-juillet pour en discuter.

La ville d’Aubervilliers, qui s’est toujours efforcée de tenir un rang élevé en
matière de politique culturelle et d’accès de tous à la culture, reste cependant
soucieuse de ses finances au moment où l’État s’apprête à baisser ses dotations.

Pascal Beaudet
Maire d’Aubervilliers
Conseiller général

14 Messages

  • Propagande Le 2 juillet 2014 à 13:11, par Monsieur cinéma

    pour remettre un peu les choses dans le vrai à coté de la propagande communiste

    L’« Usine de films amateurs » de Michel Gondry se fera-t-elle sans Aubervilliers ?
    Le Monde.fr | 01.07.2014 à 11h39 • Mis à jour le 01.07.2014 à 14h02 |
    Par Emmanuelle Jardonnet

    Michel Gondry veut créer à Aubervilliers une "Usine de films amateurs".
    « J’ai appris avec déception l’abandon du projet de l’Usine de films amateurs par la ville d’Aubervilliers. La nouvelle équipe n’a pas souhaité poursuivre l’investissement nécessaire, alors qu’au bout de trois ans de travail, le projet se concrétisait. » Le réalisateur français Michel Gondry a réagi publiquement, ce mardi 1er juillet, par communiqué, au vote du conseil municipal qui avait mis un terme au projet, jeudi soir, à la surprise générale.
    Pour rappel, ce projet initié en 2011 avait été officiellement lancé à la mi-janvier par l’ancienne municipalité socialiste en présence du cinéaste, lors d’une conférence de presse organisée dans l’ancienne manufacture d’allumettes de la ville. Il prévoyait d’installer à l’horizon 2016, après la réhabilitation des 1 000 m2 du site, un vrai plateau de cinéma ouvert à tous, notamment aux jeunes de la ville et aux scolaires. Selon un protocole inventé par le cinéaste de Soyez sympas, rembobinez (Be Kind Rewind, 2007) et déjà expérimenté de façon temporaire à New York, Rio, Paris ou Casablanca, cette « usine de films amateurs » pérennisée devait permettre de créer en groupe une histoire et la tourner en trois heures dans des décors de toutes natures récupérés sur des tournages.

    « UN EFFET D’ANNONCE »

    Jeudi soir, le conseil municipal a stoppé net le scénario envisagé, où la fiction avait pris le pas sur la réalité, avance-t-on du côté de la mairie. « Il y a eu un gros effet d’annonce en janvier, mais absolument rien de concret n’a jusqu’ici été mis sur la table », affirme-t-on au cabinet du maire. A cette époque, le coût des travaux avait été estimé à hauteur de 1,5 million d’euros, et la mairie s’était engagée à participer à hauteur de 500 000 euros. Depuis, les élections municipales ont rebattu les cartes, et le maire PS d’alors, Jacques Salvator, a dû laisser son fauteuil à un élu communiste, Pascal Beaudet.

    La question a été tranchée lors du vote du budget supplémentaire pour 2014 : « La ville est engagée dans une politique de réduction des coûts, nous ne sommes pas en mesure d’engager de tels financements. D’autres financements sont plus importants pour la commune. L’idée était superbe, mais ce n’est pas faisable, pas viable, et le maire a simplement pris ses responsabilités », explique-t-on à la mairie.

    Jacques Salvator, aujourd’hui dans l’opposition, s’est battu lors des délibérations pour que le mot d’« abandon » soit remplacé par une « suspension » du projet qu’il avait porté, une demande refusée par le maire. L’ancien édile ne mâche pas ses mots : « C’est d’une stupidité incroyable, ce projet se base sur une mise à disposition de locaux rénovés, or la ville est obligée de rénover les lieux. »

    « UNE FAUTE VIS À VIS DE L’HISTOIRE DE LA VILLE »

    A moins que la municipalité souhaite se débarasser du bâtiment. Pour Jacques Salvator, revendre l’ancienne manufacture serait « ridicule ». La municipalité avait acquis l’immense site en 2011 pour quelque 8 millions d’euros. Elle avait alors besoin de foncier pour créer une nouvelle école élémentaire, a gardé une partie des locaux, puis revendu le reste à un promoteur de locaux d’entreprises, Sirius, pour 8 millions d’euros. Une opération blanche qui lui a donc offert au passage cet immense espace dans une zone industrielle en renouveau. Sirius, de son côté, aura pu trouver dans le projet Gondry un argument pour amener sur place des entreprises du secteur de l’image et de l’art.

    « Au delà du gâchis », l’abandon du projet de Gondry constitue en tout cas « une faute vis à vis de l’histoire de la ville », selon l’ancien maire. « Nous avons la possibilité de mettre ce lieu magnifique, qui fait partie de l’histoire ouvrière de la ville, à la disposition d’un artiste de renommée internationale pendant quelques années. » Car même pérennisé, ce projet n’en est pas pour autant « éternel », selon lui : « Au bout de quelques années, Michel Gondry serait sûrement passé à autre chose, mais le lieu rénové peut servir à d’autres projets après. »

    « VITALITÉ ARTISTIQUE »

    Anaïs Bouhloul, ancienne membre du cabinet de Jacques Salvator, et qui est à l’origine du projet d’implantation dans la manufacture, est sur la même ligne. « Ce projet s’inscrit dans la continuité de la politique culturelle d’Aubervilliers », soutient la jeune femme, qui a grandi dans la ville, en faisant référence à l’ancien maire communiste emblématique, Jack Ralite.

    « Il ne s’agit pas d’amener de grandes œuvres aux masses populaires, mais de révéler la vitalité artistique de nos quartiers », indique celle qui avait rencontré Michel Gondry au début 2011 lorsque son Usine de films amateurs s’était temporairement installée à Beaubourg. « Il y a toujours eu une vraie ambition autour de la culture ici, et ce projet est une évidence face au vivier de réalisateurs, de producteurs ou de comédiens de la ville. »

    « NOUVEAU CHIFFRE »

    Aujourd’hui, la municipalité avance le chiffre de 2,7 millions pour permettre à l’Usine de films de voir le jour, « hors budget de fonctionnement ». Un chiffre remis en cause par Anaïs Bouhloul : « L’étude de programmation financée par le conseil régional du tourisme proposait deux options, l’une à 2 millions avec une salle de projection et un aménagement des espaces extérieurs, une autre à 1,5 million. Je ne sais pas sur quoi se base ce nouveau chiffre. »

    Quand au budget de fonctionnement, il est censé incomber à l’équipe du cinéaste, à qui la ville doit simplement mettre les locaux à disposition. « L’Usine doit fonctionner avec un directeur, un administrateur et une personne chargée du public, et embaucher des étudiants en cinéma pour guider les tournages, comme c’était le cas à Beaubourg », précise Anaïs Bouhloul.

    Safia Lebdi, élue Europe Ecologie-Les Verts à la région, affirme pour sa part que « c’est un des projets de réhabilitation les moins coûteux en Ile-de-France. Et il y a plein de moyens de financement, divers fonds, c’est seulement une question de volonté politique. » L’élue en charge de la commission culture en Ile-de-France rappelle qu’une « convention de mécénat a été signée à la mi-janvier pour la restauration, avec le département et la région, et des acteurs privés : la fondation du patrimoine et la Fondation du Crédit coopératif ». Et de réaffirmer : « Ce projet est un projet en or. Gondry offre un outil de travail sur l’image extraordinaire, avec une vraie dimension éducative, et un lieu de rencontre populaire. Aubervilliers est une ville en devenir dans le Grand Paris. »

    UN AUTRE LIEU DANS LE 93 ?

    Malgré le vote d’« abandon », aucun des porteurs du projet ne l’évoque au passé. « Je ne perds pas espoir. L’abandon a été voté, mais rien n’empêche de représenter une délibération », affirme Anaïs Bouhloul. « J’en parle au présent car ils vont être obligés de reculer », déclare pour sa part Jacques Salvator. Le maire, Pascal Beaudet, doit rencontrer Michel Gondry « à la mi-juillet ».

    Le cinéaste, qui prépare actuellement le tournage de son prochain film cet été, prévoit d’ores et déjà de poursuivre l’aventure itinérante de son Usine de films à Tokyo et Lille. Quand au projet pérenne, il n’y renonce pas : « Nous poursuivrons nos efforts, dans la mesure du possible, afin que l’usine voie le jour à Aubervilliers, mais nous serons également très heureux d’être accueillis dans une autre commune qui pourrait être intéressée », précise-t-il dans son communiqué.

    Répondre à ce message

  • Comme les rythmes scolaires, l’usine à film est un projet sans financement. Est-ce que ce sont les ge,s d’Aubervilliers qui doivent payer lar leurs impôts les 2 millop,s d’euros ?

    Répondre à ce message

    • apprendre à lire Le 3 juillet 2014 à 13:59, par Monsieur Cinéma

      Cher monsieur,

      si vous ne savez pas lire je n’y suis pour rien : c’est marqué noir sur blanc

      Les 2 millions d’euros sont une invention de la nouvelle equipe municipale

      Cordialement

      Répondre à ce message

      • Avec l’argent des autres tout devient possible Le 3 juillet 2014 à 16:59, par Picsou

        Un projet à 2,7millions d’euros. Il a trouvé deux mécènes pour un total de 40 000 euros. La fondation du patrimoine lance une souscription pour aider et collecte à ce jour 515 euros, et il faudrait que l’argent des contribuables règle le reste de l’addition, et puis quoi encore...?

        Répondre à ce message

        • Avec l’argent des autres tout devient possible Le 3 juillet 2014 à 20:07, par Nathalie

          Lieux de la vie culturelle à Aubervilliers :
          Le conservatoire de musique, les laboratoires d’Aubervilliers, la Villa-Mais-d’Ici, l’espace Renaudie, le théâtre équestre Zingaro, les médiathèques, le cinéma le Studio, le théâtre de la commune, banlieues bleues, villes des musiques du monde, la 5ème édition d’Auber Jazz Day, le Centre d’Arts plastiques d’Aubervilliers, la galerie Art’O, la Compagnie Étincelle, les Grandes Personnes, les Arts visuels au square Stalingrad, le studio d’enregistrement John Lennon, l’espace Fraternité..... et encore et encore... Alors les donneurs de leçons... Basta !

          Répondre à ce message

          • Faut pas être mou Le 4 juillet 2014 à 16:04, par Monsieur Cinéma

            je cite l’article :

            Safia Lebdi, élue Europe Ecologie-Les Verts à la région, affirme pour sa part que « c’est un des projets de réhabilitation les moins coûteux en Ile-de-France. Et il y a plein de moyens de financement, divers fonds, c’est seulement une question de volonté politique. »

            C’est sûr qu’avec le mollasson qui siège à la mairie, la volonté politique ....

            Répondre à ce message

            • Faut pas être mou Le 4 juillet 2014 à 17:48, par kikid’auber

              D’un côté c’est triste de se priver de ce génial innovateur dans l’audiovisuel qu’est Michel Gondry, et de l’autre côté je pense que l’équipe de Pascal Beaudet à raison de ne pas donner suite pour les investissements par rapport à" l’Usine de films amateurs"

              En effet rappelons qu’Aubervilliers est la deuxième ville la plus pauvre de France et que à cause de toutes ces constructions d’immeubles qui sont faites en dépit du bon sens cela entraînera de fait qu’il faudra soit agrandir les écoles soit en construire de nouvelles. Tout cela impactera énormément le budget d’Aubervilliers car bien sûr c’est Aubervilliers qui devra mettre la main à plus qu’à la poche.

              Etre Maire d’une ville c’est aussi savoir anticiper les dépenses à venir !

              Répondre à ce message

              • Faut pas être mou Le 4 juillet 2014 à 18:23, par Monsieur Cinéma

                C’est toujours la meme chose avec les cocos

                rappellons que ce sont eux qui ont lancé le CRR que Salvator à dû terminer et qui maintenant coûte une fortune en frais de fonctionnemet (non pérénisés dans les années a venir) et qui profite à peine aux albertivillariens et ensuite ils viennent dire : eh bien y a plus de finances et la population est pauvre donc pas de Gondry

                je le remets donc

                " Et il y a plein de moyens de financement, divers fonds, c’est seulement une question de volonté politique. »"

                encore ?

                " Et il y a plein de moyens de financement, divers fonds, c’est seulement une question de volonté politique. »"

                une dernière fois ?

                Et il y a plein de moyens de financement, divers fonds, c’est seulement une question de volonté politique. »

                Sans compter qu’on pleurniche avec les coût et on oublie les gains induits en terme d’image , de capacité à faire venir des entreprises d’images et en debouchés pour nos jeunes....

                Quand aux écoles, que n’a t’on pas dit à Salvator quand il en construisaient....

                Répondre à ce message

                • CRR : un équipement albertivillarien Le 4 juillet 2014 à 22:08, par Danielle Cosmao

                  Monsieur Cinéma ne doit pas fréquenter avec assiduité le CRR, sinon il aurait pu s’éviter de dire une bêtise stupide. Le nombre important d’ albertivilllariens (enfants et adultes) qui fréquentent le CRR n’est plus à démontrer. Leur présence quotidienne dans cet équipement culturel est visible pour toute personne de bonne foi.

                  Répondre à ce message

            • Il y a plein de moyens de financement, où ? Le 4 juillet 2014 à 19:04, par Monsieur je me fais mon cinéma gratos

              Safia Lebdi, elle attend quoi pour obtenir des financements conséquents de la région ? Elle est un peu mollassonne non ?

              Répondre à ce message

              • Il y a plein de moyens de financement, où ? Le 4 juillet 2014 à 19:13, par kikid’auber

                Sofia Lebdi peut toujours faire venir "l’Usine de films amateurs" dans son département

                voire sa ville si c’est si facile de trouver des financements !

                Répondre à ce message

                • Silence on tourne ! Le 14 juillet 2014 à 16:57

                  Au conseil municipal le maire Pascal Beaudet a expliqué qu’en l’état actuel des financements de ce projet, il ne pouvait figurer dans les priorités du budget de la ville. Sur un projet qui est estimé entre 2 et 2,7 millions d’euros, La région Île-de-France est susceptible de s’engager sur 500 000 €, les apports déclarés à ce jour en mécénat sont quasi-inexistants et Michel Gondry n’apporte aucun financement personnel dans son projet. Dans le journal "Le Parisien" du 12 juillet, JJ Karman adjoint au maire annonce que : "ce projet va voir le jour et que le maire va faire une proposition". On commence à se demander qui suit vraiment ce projet et qui est autorisé à parler au nom de la municipalité. Quatre questions : JJ Karman est-il nouvellement chargé de la culture ? JJ Karman a t-il des infos confidentielles et non dévoilées par le maire ? JJ Karman est-il encore en responsabilité des finances de la ville ? JJ Karman est-il le nouveau porte parole de la municipalité ?

                  Répondre à ce message

                  • A Aubervilliers ou ailleurs Le 14 juillet 2014 à 19:07

                    ..."nous serons également très heureux d’être accueillis dans une autre commune qui pourrait être intéressée »... Voilà ce qu’a déclaré Michel Gondry. En fait M. Gondry n’a aucun attachement particulier avec Aubervilliers et ses habitants, il cherche seulement une ville qui acceptera de financer son projet.

                    Répondre à ce message

                    • A Aubervilliers, chiche ! Le 14 juillet 2014 à 19:45

                      Si ce projet peut apporter aux habitants (notamment aux jeunes créateurs). tant mieux mais le vrai problème, c’est le financement, insupportable pour Aubervilliers.
                      Alors, Plaine commune ? le département ? la région (plus qu’elle ne le projette) ? Un partenaire naturel est étrangement silencieux : le ministère de la culture. Pas un mot et la Drac est plus qu’absente...

                      Quant on voit l’aide donnée en son temps au projet (privé) de Besson, on s’interroge !

                      En l’état, Pascal Beaudet a raison de freiner : que chacun de ces acteurs se détermine dans les négos. Mais 2 ou 2,8 millions d’euros pour le budget local, c’est injouable au vu de la situation laissée par la municipalité socialiste de 2008/2014.

                      JJK a cité lors d’un conseil municipal - sans être démenti - un chiffre de plus de 170 millions d’endettement (en augmentation de 55 millions soit + 47 % entre 2008 et 2014) alors que les hausses d’impôts sur la même période atteignaient plus de 30 %.

                      M. Gondry, s’il vous plait, ne faites pas comme si Aubervilliers refusait ce projet : constatez avec nous le double langage, encore une fois, du PS. Ceux qui se souviennent des manifs pour faire financer normalement le Conservatoire vous appuieront.

                      Répondre à ce message