Vers la fin de l’éducation prioritaire à Aubervilliers ?

L’objectif de l’éducation prioritaire, c’était d’en sortir ; Peillon s’y emploie !

jeudi 6 février 2014

Lors de la création des premières ZEP en 1982, leurs promoteurs caressaient l’utopie de voir les collèges et lycées sortir un à un du classement ZEP. On imaginait que la situation sociale des quartiers difficiles s’améliorerait grâce à la mise en commun du travail de tous les acteurs de la politique de la ville. On n’aurait alors plus besoin d’allouer de moyens supplémentaires aux collèges et lycées classés. Trente ans plus tard, le bilan est très, très, loin des attentes. Et chacun y va de son analyse sur l’efficacité de l’éducation prioritaire. Plutôt que de mettre en œuvre des politiques économiques et sociales en rupture avec les orientations destructrices que les populations de nos quartier paient comptant, on préfère mettre l’accent sur le coût et l’efficacité des moyens mis en œuvre.

Des moyens si coûteux ?

Oh, ces moyens supplémentaires ne coûtent pas bien cher car les établissements concernés, et c’est le cas à Aubervilliers, accueillent essentiellement de jeunes enseignants. Et on sait que dans une salle des professeurs, à diplôme équivalent, les salaires vont du simple au double. Un professeur à Henri IV (il faut des points pour aller à Henri IV, donc de l’ancienneté) revient "deux fois plus cher" que le professeur au collège Diderot ou Gabriel Péri (qui est en général en début de carrière). Cela n’empêche pas les médias de continuer à dénoncer allègrement le coût des services publics dans les quartiers qui relèvent de la politique de la ville alors même que ceux qui les assurent (enseignement, police, poste...) sont en général de jeunes agents en début de carrière, donc peu rémunérés.

Peillon continue à casser le schéma issu du mouvement du 93 en 1998

Lors du mouvement du 93 en 1998, la très forte mobilisation de la communauté scolaire avait permis le classement ZEP de nombreux établissements du département, dont les cinq collèges d’Aubervilliers. Certes, la carte des ZEP était encore incomplète avec quelques trous dans le premier degré et les lycées, mais le rapport de force avait permis que soient pris en compte les besoins de l’ensemble des établissements en terme de nombre d’élèves par classe, de moyens d’enseignement alloués...

Depuis le sinistre Claude Allègre, la succession des ministres a abouti au torpillage en règle de ce schéma avec une ribambelle de classements, (Réseaux d’éducation prioritaire, Réseaux Ambition Réussite, Clair, Eclair) qui, en plus d’ajouter à l’illisibilité du système, créaient des distorsions entre établissements. Ainsi, le collège Henri Wallon n’a depuis plusieurs années de ZEP que le label, ce qui a amené les enseignants à se mettre en grève mardi 4 février dernier. Il manquait 10 heures par semaine à leur dotation pour ouvrir la classe supplémentaire que l’académie a prévu en septembre 2014. Les enseignants de Diderot, dans une lettre ouverte largement diffusée dénoncent le sentiment d’abandon dans lequel se trouve leur établissement, tant du point de vue des moyens d’enseignement qui lui sont alloués pour la rentrée prochaine que de l’état des locaux.

Aujourd’hui, l’éducation prioritaire c’est "six opérations vitrine" dans le 93, dont le collège Jean Moulin

La priorité à l’éducation prioritaire selon Peillon passe désormais par l’abandon du label "Eclair" (de l’époque de Luc Chatel) et la création d’un label "REP +". Reprenant la juste revendication de dégager du temps pour permettre aux équipes enseignantes un réel travail en commun, le ministère accordera des moyens nouveaux à six établissements dans le département. Comme si la situation économique et sociale dégradée du département se limitait au secteur du collège Jean Moulin à Aubervilliers et à cinq autres secteurs dans le département. Le collège Jean Moulin bénéficiera aussi d’une reconstruction et d’un parc informatique de 400 ordinateurs neufs. On s’en réjouit, et ce n’est que justice quand on sait l’état de dégradation avancé du collège actuel. Mais on aurait souhaité que la reconstruction se fasse en maîtrise d’œuvre interne et non par un partenariat public privé dont on sait qu’avec les douze collèges concernés dans le 93, il siphonnera en grande partie les financements destinés aux autres 108 collèges du 93.

L’État gratte là où il peut encore gratter...

Mais là où le bât blesse, c’est pour doter correctement les six établissements "REP +" comme le collège Jean Moulin : les moyens sont pris sur tous les collèges du département. Et comme il n’y a plus grand chose à gratter sur les établissements non classés, on prend aux établissements ZEP. C’est ce qu’a tenté de faire la direction de l’éducation nationale de Seine-Saint-Denis en annonçant que les moyens liés aux établissements classés ZEP serait alloués dans un second temps. Sans doute pour tâter le terrain. Elle s’est finalement ravisée assez vite, suite à la mobilisation sur cette même question dans les ZEP du département des Hauts de Seine, mais manifestement, le compte n’y est pas. L’Huma l’a d’ailleurs relatée, notamment dans son édition du mardi 4 février.

Et on sait que dans le 93, il n’est jamais très bon de chauffer les esprits. Pour l’heure, à Aubervilliers, après la grève à Henri Wallon le 4 février, la journée d’action du 6, celle qui est prévue le 13 sur les rythmes scolaires, sans parler de la manifestation du samedi 8 à 11h00 devant la mairie d’Aubervilliers pour le premier degré, on sent que la pression monte. Sale temps pour Peillon mais sale temps pour Aubervilliers dont la population paie plein pot une politique nationale doublée d’une politique locale à contre courant des besoins. Comme si l’éducation pouvait se construire sur les opérations vitrine au mépris de l’intérêt du plus grand nombre.

Armand D.

NdMT : vignette : sortie des élèves au collège Gabriel Péri

28 Messages

  • le bas blesse, non, le bât comme dans "une politique d’âne bâté"... qui charge la mule !

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    • Au moins un internaute qui a été au bout de l’article ! Et qui a constaté la défaillance du correcteur du site ! Celles-ci sont suffisamment rares et méritent d’ être relevées.
      Rassurez-vous, nous n’imposerons pas à El Corrector la correction orthographique de tous les messages postés.

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    • L’objectif de l’éducation prioritaire, c’était d’en sortir ; Peillon s’y emploie ! Le 7 février 2014 à 11:06, par Quand le PCF ne voulait pas de ZEP...

      Armand D (ou plutôt Eric P...) s’évertue à gonfler les joues pour souffler sur des braises qu’il croit (ou fait mine de croire) prêtes à repartir.

      Tout cela est très ficelle-ficelle.

      Pourquoi ?

      - Ce que propose Peillon pour l’éducation prioritaire ne pourra que bénéficier à Aubervilliers au vu de ses caractéristiques sociales et de son (faible) taux de réussite scolaire.

      - Le PCF a très longtemps été hostile au principe des ZEP au nom du fait que cette classification stigmatisait des territoires... Résultat ? Un retard de moyens attribués sur notre ville pendant des années.

      - La question de fond, c’est le niveau de réussite des élèves albertivillariens dramatiquement bas depuis trente ans. Mais Armand D semble plus sensible au sort des enseignants...

      - Sur les rythmes scolaires, et au regard de ce que proposent les villes du 93 qui appliqueront la réforme en 2014, Aubervilliers apparaît comme assez nettement au-dessus du lot avec ce qu’elle a mis en place au niveau de ses ateliers.

      On est pour le moins curieux de savoir ce que le candidat Pascal Beaudet proposerait à la place. L’école le samedi matin ? Criminel vu le taux d’absentéisme (constaté par le passé) des élèves d’une ville comme Aubervilliers sur un début de week-end. L’allongement des récrés à la place des ateliers ? Pour le coup, tu parles d’une ambition...

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      • Le PCF a très longtemps été hostile au principe des ZEP au nom du fait que cette classification stigmatisait des territoires... Je l’ignorais, mais au vu des résultats concrets qui voient s’enfoncer nos écoles (zep ou pas) et surtout nos collèges, je partagerai plutôt sa réserve aujourd’hui.
        En réalité, la seule chose qui ait empêché la situation d’être pire encore, ce sont les centaines de postes arrachés pour la Seine-Saint-Denis en... 1998 !
        Le premier ministre s’appelait Jospin (et au vu de la politique de ses successeurs on le regrette presque) et il n’avait consenti à cet effort qu’après trois semaines de grèves et de manifestations de parents et d’enseignants dans tout le département.

        Le ministre actuel lui même parlait il y a quelques mois encore de "grande ambition" pour l’école. On attend la vraie réforme, celle qui ferait de nos écoles un lieu d’excellence des chances pour tous. Sincèrement.

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      • Sur les rythmes scolaires, et au regard de ce que proposent les villes du 93 qui appliqueront la réforme en 2014, Aubervilliers apparaît comme assez nettement au-dessus du lot avec ce qu’elle a mis en place au niveau de ses ateliers. Il faut croire que l’auteur de ces propos n’était pas à Aubervilliers depuis septembre et coupé de toute source d’info. On ne l’oblige pas à venir lire ce qu’écrit Armand D ou Tartempion sur le blog du PCF, mais même le lecteur de base du Parisien est un peu plus circonspect sur la réalité des rythmes scolaires à Aubervilliers.

        Et accessoirement, si Aubervilliers est au dessus du panier en terme de qualité d’activité, je me demande ce que ce doit être pour les autres villes.

        Seule consolation pour Peillon, il sera à Strasbourg et n’aura pas à assumer les dégâts. C’est vrai que rythmes scolaires + refonte de l’éducation prioritaire + débat malsain sur la "théorie du genre", ça fait beaucoup...

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      • Voilà le prototype même du gars qui n’a rien compris. Au lieu de lire le texte d’Armand, éventuellement le croiser avec des infos trouvées dans la presse ou le net, il préfère se poser la question de savoir si Armand n’est pas Eric P.

        Mais quand bien même ce serait le cas, on s’en fout. Et à un point qu’on peut pas imaginer !!!

        Donc notre internaute, au lieu d’aller à l’info pour la vérifier part du principe que tout ce que fait Peillon ne peut qu’être bon pour Aubervilliers. C’est moins fatigant que de réfléchir. Peu lui importe de savoir, d’ailleurs il ne cherche pas à savoir, si, ce qui est donné au collège Jean Moulin (1 collégien sur 5 dans la ville) sera pris sur Henri Wallon, Denis Diderot, Rosa Luxemburg et Gabriel Péri (4 collégiens sur 5). Il ne cherche pas à savoir. Il préfère remonter trente ans en arrière pour savoir si les ZEP c’est bien ou pas. D’ailleurs au début des années 90, les établissements dont le secteur de recrutement étaient dans le périmètre des "contrats de ville" bénéficiaient d’une dotation équivalente aux ZEP. C’était le cas du collège Jean Moulin. Mais il a surtout fallu attendre 1998 et le mouvement du 93 pour avoir des moyens réellement plus sérieux.

        Alors que va faire notre gus, il va se rencarder un peu et dans deux jours, (parce que c’est pas un gros travailleur), il va constater que pour la rentrée 2015, on va passer de 6 établissements REP +, à 15 dans le département. Et Rosa Luxemburg, comme d’hab, sera dans le paquet. Et quid de Péri, Diderot, Wallon et le sixième collège ? Finalement, on aura doublé le nombre de collégiens en éducation prioritaire ce que ne manquera pas de souligner notre ami. Seul problème, on sera à 40% de jeunes concernés pour Aubervilliers contre 100% en 1998.

        Vous avez dit progrès ?

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    • L’expression apparaît dès le milieu du XVe siècle en référence aux bâts que l’on posait sur le dos des mulets et sur lesquels on accrochait les charges qu’ils transportaient. Ainsi, les bêtes dont le bât était mal fixé ou trop chargé avaient des plaies qui les faisaient souffrir. Dire "C’est là que le bât blesse" revient donc à dire que l’on a trouvé la cause d’une souffrance (psychologique en général), ou le point sensible d’une personne.

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  • Communiqué du groupe Front de Gauche au conseil général Ce communiqué est aussi lisible sur le site http://www.elusfrontdegauchecg93

    Baisse de la dotation horaire globale dans les collèges
    L’Education maltraitée en Seine-Saint-Denis, ça suffit !

    Les élu-e-s de notre groupe soutiennent les enseignants, les parents d’élèves, leurs syndicats et leurs associations dans leur mouvement contre la réduction de la dotation horaire globale dans les collèges de notre département, pour la rentrée 2014.
    Aux collèges Henri Barbusse, La Courtille, Fabien, Iqbal Masih, Elsa Triolet et De Geyter à Saint Denis, Alfred Sisley à L’Ile St-Denis, Jean Lolive à Pantin, Jean Jaurès à St-Ouen, Denis Diderot à Aubervilliers, Lenain de Tillemont à Montreuil, Victor Hugo à Aulnay-sous-Bois et Evariste Galois à Sevran, enseignants et parents sont mobilisés. Ils ont raison.
    Il est d’ores et déjà annoncé plus de 380 heures en moins dans les collèges dionysiens ! A Montreuil, dans la plupart des établissements, des classes sont supprimées en raison de l’ouverture du 9e collège. Pourtant, le total des moyens affectés aux collèges de la ville, y compris au 9e fait apparaître une diminution de 14 sections ! Que va donner la rentrée 2014 alors que le rectorat annonce 2 600 élèves de plus.
    Malgré les récentes déclarations du Ministre Peillon pour renforcer l’Education prioritaire, nous notons que ce sont les collèges classés en ZEP qui voient des classes disparaître et les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire et les seuils par classe remis en cause. Certes nous nous satisfaisons de voir six collèges séquano-dionysiens classés en réseau d’éducation prioritaire renforcé, mais pas au détriment des autres !
    Alors que la réussite au Brevet des collèges est 10 points en dessous de la moyenne nationale, nous attendions du gouvernement un fort soutien à la jeunesse de notre département ou un plan de rattrapage des milliers de postes supprimés par la droite, c’est l’inverse !
    A l’heure du pacte de confiance qui prévoit un allègement de charges de 30 milliards € pour les entreprises et d’un recul annoncé de 68 milliards € dans la dépense publique d’ici 2017, ces décisions libérales d’un gouvernement dit de gauche mettent à mal le bien commun. La réduction de la DHG en est une preuve. Assez d’austérité !
    En Seine Saint Denis, la jeunesse est une force. Il faut la soutenir, lui faire confiance. C’est ainsi qu’elle pourra se construire un avenir. Nous désapprouvons donc les choix du gouvernement et l’appelons de toutes nos forces à créer, ENFIN, les conditions d’une reconquête éducative dans notre département.
    Pour toutes ces raisons, nous soutenons et soutiendrons toutes les actions que les parents et les enseignants, leurs syndicats et leurs associations, jugeront nécessaires.

    Les élu-e-s du groupe communiste, citoyen, Front de gauche pour une transformation sociale et écologique - Conseil général de la Seine Saint Denis.

    Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Bélaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

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    • election municipal ambiance Le 7 février 2014 à 12:27, par une femme qui vous veut du bien

      front de gauche sois prudent et pas trop confiant une election se gagne dans les urnes pas dans les sondages ou le ressenti

      tro pde personnes pensent que vous avez gagne, les socialistes en sont ravis car ils pensent que cela peut demobiliser vos troupes

      battez les appel a la serenite au calme il faut modeste et humble

      conseils d ami

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      • election municipal ambiance Le 7 février 2014 à 12:52

        Pour le vivre de l’intérieur, personne au Front de gauche ne pense que l’élection est faite. Du tout. Et d’abord parce que les coups d’assommoir balancés depuis bientôt deux ans sur les populations, les reniements du gouvernement ps-verts, les promesses non tenues par les dirigeants socialistes qui se réclament de la gauche et font une politique de droite... tout ça nourrit une colère qui mènent beaucoup de gens tout droit à l’abstention.

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  • Petit enfumage à usage électoral Le 7 février 2014 à 16:09, par Quand le PCF ne voulait pas de ZEP...

    Les réactions à mon commentaire sont symptomatiques. Rien sur le fond, aucune proposition, juste la volonté de mettre dans le même panier, et à des fins si visiblement utilitaires, Peillon, Salvator, etc., bref tous ces méchants qui en voudraient à nos petits enfants d’Aubervilliers.

    "Vers la fin de l’éducation prioritaire à Aubervilliers ?" surtitre Armand D. Tout est dit dans cette dramatisation à dessein des choses...

    Personne ne m’a répondu sur les propositions du candidat Beaudet. Et pour cause... Parce que, et oui, malgré la logique d’intox à l’œuvre, les nouveaux rythmes scolaires tels qu’appliqués localement sont et seront supérieurs à ce qui se pratique, en moyenne, ailleurs. Maintenant, si mes contradicteurs sont contre l’école le mercredi matin, c’est-à-dire contre l’opportunité donnée aux enfants de cette ville de bénéficier d’apprentissages fondamentaux au meilleur de leur capacité de concentration, qu’ils le disent !

    Quant à agiter la relique du mouvement de 98, c’est à rire. Dans la réalité, les gains obtenus en matière de moyens à l’issue de ces gèves ont été "mangés" en moins de trois ans. Sur ce sujet, on pourrait quasiment faire l’analogie avec 68, avec la hausse des salaires négociée par la CGT contre le retrait des catégories ouvrières du mouvement. Hausse qui fut croquée par l’inflation en un rien de temps.

    Le problème de l’éducation nationale dans le 93 ne peut être circonstancié qu’à la question des moyens. Mais le dire, c’est déjà s’opposer à bon nombre de conservatismes...

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    • Petit enfumage à usage électoral Le 7 février 2014 à 16:29

      S’il n’y a rien sur le fond pour contester vos commentaires, c’est que justement il n’y a rien sur le fond dans vos commentaires. Et c’est bien le constat qu’on doit faire.

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    • Petit enfumage à usage électoral Le 7 février 2014 à 16:46

      doubler une ânerie n’en fait pas un raisonnement.

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    • Manif devant la mairie le 8 février 2014 à 11 h Le 7 février 2014 à 17:18, par Parent d’élève

      Les rythmes peri-scolaire ont pris le pas sur les rythmes scolaires à Aubervilliers. L’organisation du peri-scolaire a pris le pas sur l’organisation du scolaire à Aubervilliers.
      Ce que nous voulons : des rythmes scolaires adaptés aux rythmes des enfants.
      Ce que propose Pascal Beaudet : Le débat, qui nous a été refusé par Jacques SALVATOR, avec TOUS les acteurs de la communauté éducative et la co-élaboration des nouvaux rythmes qui seront mis en oeuvre.
      Pourquoi nous y croyons : Pascal Beaudet est pret à débattre de TOUTES les propositions sans perdre de vue que le principal pour la réussite de nos enfants, c’est ce qui se passe dans la classe avec les maitres.

      Nous serons nombreux samedi 8 février à 11h devant la Mairie pour le dire.

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      • Manif devant la mairie le 8 février 2014 à 11 h Le 7 février 2014 à 17:35, par Quand le PCF ne voulait pas de ZEP...

        A qui ferez-vous croire que trois heures d’ateliers périscolaires par semaine ont mis en péril tout le reste du temps dédié à l’enseignement en classe ?

        Si c’était le cas, cela voudrait dire que l’Education nationale n’est pas malade, mais morte depuis belle lurette !

        "Pascal Beaudet est pret à débattre de TOUTES les propositions..." ,, dites-vous en déclarant votre flamme. On serait curieux d’en voir une, ne serait-ce qu’une seule, exposée ici. Et on risque d’attendre longtemps...

        Enfin, il vous serait plus démocratique de parler en votre nom propre ou bien en celui "de parents d’élèves". Rien ne vous autorise, en revanche, à vous revendiquer "des parents d’élèves", dont bon nombre ne partagent pas votre avis.

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        • A l’internaute qui écrit : « A qui ferez-vous croire que trois heures d’ateliers périscolaires par semaine ont mis en péril tout le reste du temps dédié à l’enseignement en classe ? » moi, Balandard, je réponds : « c’est bien le problème »
          Avec ces trois petites heures, comme vous dites, vous avez réussi à vous mettre à dos parents (même si vous nous dites que nous n’avons pas le monopole d’exprimer la parole des parents et c’est vrai qu’ils sont capables de l’exprimer tout seuls y compris sur ce blog), les dangereux enseignants (c’est vrai que là aussi, nous n’avons pas le monopole d’exprimer leur parole et ils ont des organisationbs syndicales qui le font très bien), les directions d’école (dont 30 ont signé une lettre ouverte à leur hierarchie pour dénoncer les rythmes scolaires, mais ils doivent se tromper de combat), des animateurs (qui se sont mis en grève mais c’est sans doute pour soutenir les rythmes).

          C’est que vous avez réussi à créer un bordel incroyable ! c’est tout !

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          • Manif devant la mairie le 8 février 2014 à 11 h Le 9 février 2014 à 09:44, par odile

            Coût de la réforme pour Aubervilliers : 2 000 000 €
            prise en charge de l’état : 1 200 000 €
            reste chaque année au minimum pour les finances de la ville : 800 000 €
            le maire disait que cela ne coûterait rien, c’est archi-faux, un mensonge de plus avant les élections.

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            • Manif devant la mairie le 8 février 2014 à 11 h Le 9 février 2014 à 21:19, par votre ami

              oui le maire a menti
              il y a un cout pour la ville et ce sont vos impots
              il est aussi prevu que les activites soient payantes, dites le aux parents s il apsse aux elections, quel malheur, vous aurez sur une augmentation des impots il connait les chiffres et ne dite rien normal

              il a improvise tout les fiannces la methode et tout le reste au deterimet de nos enfants

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  • Cela n’empêche pas les médias de continuer à dénoncer allègrement le coût des services publics dans les quartiers qui relèvent de la politique de la ville alors même que ceux qui les assurent (enseignement, police, poste...) sont en général de jeunes agents en début de carrière, donc peu rémunérés.

    Entièrement d’accord : on devrait calculer le cout réel de l’éducation d’un enfant, de la sécurité d’un citoyen, des soins apporté à un malade selon qu’il est à Aubervilliers ou Paris VIIIème.
    Je n’ai vu nulle part d’études la dessus, ou s’il y en a, je souhaiterais qu’on en fasse la publicité. Parce qu’on aurait des surprises...

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  • C’est un fait, le maire Jack Ralite a ,jusqu’au mouvement de 1998, refusé les classements ZEP pour ne pas stigmatiser la ville ! C’est le mouvement des enseignants, en grande partie du second degré, qui a fait bouger les choses.
    Beaucoup d’écoles ont alors été labellisées ZEP ainsi que tous les collèges. Avec certains oublis qui demeurent inexpliqués.
    Il y a eu ensuite les classements REP pour certains : Firmin Gémier qui n’est pas ZEP, puis les réseaux ambitions réussite et enfin les éclair.
    L’idée de la remise à plat de l’éducation prioritaire n’est pas en soi mauvaise. Des disparités réelles existent entre les ZEP puisque les critères pouvaient varier d’un département à l’autre ou d’une académie à l’autre.
    Avoir un seul critère pourrait apporter plus d’équité.

    C’est là que le bât blesse. Si tout le monde peut être d’accord sur le principe, c’est quand il faut reprendre à certains pour redonner à d’autres plus défavorisés que cela devient difficile.

    Egalité ou équité ?

    Il faudrait revenir au principe même de cette discrimination positive en y ajoutant la nécessité d’avoir les mêmes critères sur tout le territoire associés à une transparence complète des attributions de moyens supplémentaires.
    J’ajouterai, réfléchir aux moyens mis en œuvre. Est-ce vraiment efficace de distribuer une prime aux enseignants ?
    Comment faire pour avoir les profs les plus expérimentés dans les endroits les plus difficiles ?
    C’est une vrai question politique et politiser le débat de la façon dont on le voit dans tous ces échanges ne fera rien avancer. Au contraire.

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  • Je constate que même sur un sujet comme l’éducation prioritaire dont je me suis efforcé de mettre en lumière les mécanismes à l’œuvre avec Peillon, les rythmes scolaires reviennent dans le débat par la multiplication des posts sur le sujet. Il faut croire que les 15 articles produits sur ce site et leurs commentaires n’ont pas permis d’aller au bout de la question. Peut-être parce que simplement la municipalité n’a pas réussi à instaurer le dialogue et la confiance sur ce sujet.
    Conclusion : il y aura un seizième papier sur les rythmes scolaires !

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    • L’objectif de l’éducation prioritaire, c’était d’en sortir ; Peillon s’y emploie ! Le 8 février 2014 à 19:05, par rythmes scolaires galere a aubervilliers

      vous avez raison mais la ville a mis en place ces rythmes :
      - pas de conceertation ou dialogue biaisé
      - embauches de jeunes en contrat aides mal eleves et qui se foutent de ce qu ils font (j ai discute avec ces jeunes ils sont pas dupes et voteront pas pour l actuel maire)
      - pas de locaux
      - enfants fatigues......
      - personne communal les cadres contre cette application et des elus de la mjorite actuele aussi mais n ont ose le dire certaine le paient aujourd hui car ils sont vires de la liste de la division, les femmes de menages en colere
      - parents en colere...

      etc etc etc etc etc et mainteannt cest la loi du genre du gouvernement soutenu par l actuel maire

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  • Depuis l’annonce du classement de Jean Moulin en "Rep+", on a le sentiment, à entendre certains, que les moyens qui lui sont attribués ont subitement augmenté, alors qu’il n’en est rien ! La dotation horaire est, cette année encore, en baisse pour l’an prochain...

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  • Premiers effets de l’annonce de la NEP (nouvelle éducation Peillon), difficile de parler d’éducation prioritaire, 4 collèges sur 5 seront fortement perturbés par la grève jeudi 13. Jean Moulin le sera sans doute moins, et pour cause, il a tiré le gros lot pas son classement REP + !!!

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  • Ensemble, provoquons le changement,

    — -
    Voici la pétition à envoyer à vos amis :

    Vincent Peillon, Ministre de l’Education Nationale : Le maintien des moyens pour les ZEP du 93
    Le 16 janvier dernier, Monsieur Peillon, ministre de l’Education Nationale, promettait de faire de l’Education Prioritaire une priorité de son action ministérielle en assurant aux enseignants et aux parents que les moyens alloués aux établissements ZEP seraient maintenus et même améliorés.
    Or, peu après cette déclaration, nous constations au contraire que la Direction Académique de Seine-Saint-Denis planifiait la dégradation de ces moyens en diminuant drastiquement les Dotations Horaires Globales (DHG) de nombreux établissements ZEP du 93.

    Cette baisse des moyens horaires, touchant 52 ZEP sur les 58 du 93, permet en effet à M. Peillon de s’enorgueillir auprès des médias d’une réforme de l’éducation prioritaire... alors qu’elle ne concerne en réalité que les 6 ZEP restantes (devenant REP +) !
    Les conséquences de cette baisse sont concrètes et scandaleuses pour de nombreux collèges ZEP :
    - suppression de classes et de postes enseignants
    - augmentation des effectifs par classe
    - suppression de demi-heures de cours dans certaines matières
    - fin des demi-groupes en langues et sciences à certains niveaux

    Depuis jeudi 6 février, des actions sont menées par des enseignants et des parents d’élèves de ces établissements, laissés pour compte de la soi-disant "réforme de l’éducation prioritaire" : grèves, manifestations à la Direction académique, journées "école déserte", occupation de collèges par les parents...
    Malgré les différentes tentatives, aucune réponse de la Direction académique n’a été donnée à nos revendications. Cette indifférence nous scandalise !

    Pour apporter votre soutien à la réussite de tous les élèves par le maintien des moyens pour les établissements ZEP du 93, nous vous invitons à signer cette pétition.
    Les enseignants et les parents d’élèves de Saint-Denis (93)
    http://www.avaaz.org/fr/petition/Vincent_Peillon_Ministre_de_lEducation_Nationale_Le_maintien_des_moyens_pour_les_ZEP_du_93/?tctbVgb

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