Nelson Mandela, longtemps ignoré avant d’être célébré

vendredi 6 décembre 2013

Longtemps, Nelson Mandela est resté dans l’anonymat.

Dans les années 1980, la plupart des Français et des Européens ne connaissaient pas son nom. Son combat contre l’apartheid n’intéressait pas les puissants de ce monde. La Première ministre britannique de l’époque, Mme Thatcher, celle à qui les élus de la droite parisienne voulaient attribuer récemment le nom d’une rue, qualifiait Mandela de « terroriste ».

Sous la présidence de François Mitterrand, le gouvernement de Michel Rocard refusait de rompre les relations économiques de la France avec le régime raciste de Pretoria. La plupart des gouvernements européens maintenaient des relations cordiales avec le pouvoir sud-africain. Au même moment, la représentante de l’ANC à Paris, Dulcie September, était assassinée près des grands boulevards par des tueurs à la solde du pouvoir raciste.

Peu fréquentable

Nelson Mandela était à l’époque un personnage peu fréquentable pour les gouvernements de droite et socialiste européens.

Le Parti communiste français, seule formation politique, les jeunes communistes, l’Humanité, menaient campagne pour la libération de Nelson Mandela et la mobilisation contre l’apartheid. Manifestations devant l’ambassade sud africaine durement réprimées, fêtes de l’Huma, affiches, tracts, numéros spéciaux de l’Humanité avec Mandela comme drapeau.

Ceux qui n’ont rien fait pour la libération de Mandela et se complaisaient dans des relations complices avec le régime raciste sud-africain ont depuis célébré à la « people » celui qui symbolise un combat qu’ils n’ont jamais partagé. Nelson Mandela ne se faisait aucune illusion sur l’hypocrisie de beaucoup des gens célèbres qui venaient jusqu’à lui. Il acceptait ce rituel indiquant discrètement : « Il faut passer par là pour le bien de notre pays. »

José Fort
dans l’Humanité

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3 Messages

  • Nelson Mandela, longtemps ignoré avant d’être célébré Le 6 décembre 2013 à 12:24, par beo

    J’ai reçu un courriel d’une copine :

    « Mandela, ça me rappelle les manifs, les tracts, pour le faire sortir de prison.

    En France, presque personne ne connaissait Mandela. Et on me disait que les manifs ne servent à rien.

    Pourtant, on a usé beaucoup de semelles, et Mandela a été libéré et est devenu Président de la république d’Afrique du sud. »

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    • Nelson Mandela, un Homme de convictions Le 6 décembre 2013 à 16:08, par Madiba

      et si c’était à refaire tout comme vous j’userai encore des chaussures.
      aujord’hui je suis très triste, je le croyais presqu’immortel, mais comme tout etre humain, il fallait à 95 ans qu’il rentre "à la maison"

      un oubli surement avec tant d’émotions, en 1993 il a été prix nobel de la PAIX et bien qu’il repose en paix

      silence....

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  • Dans les années 70, la ville inaugurait la résidence Nelson Mandela. Un match de foot avait été organisé opposant une équipe africaine et une équipe albertivillarienne largement composée de communaux. On y retrouvait Jean-Paul Mazier, Elie Gonzales, Francis Amorosino, Yves Tamet, Jo Dauchy, Patrick Vinzelle, Denis Ralite... Il était utile de citer ces joueurs qui ce jour là ont pris 11 buts sans en marquer un.

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